
Lundi 12 janvier 2026, nous avons rencontré Marie Rabozzi lors de son exposition « Soissons via Le Cap » à la galerie du Lycée, et sa présence a donné une autre dimension à la visite. En nous guidant à travers ses carnets, elle nous a partagé sa vision du voyage.
Sur le vif
Son groupe d’artistes et elle réalisaient tout sur le terrain, à l’instant même, et il se pouvait même que des personnes viennent leur rendre visite. Elle finissait le soir seulement quand elle voyageait seule. Au cours de sa vie, elle a expérimenté deux types de voyages : les voyages d’artistes en groupes, (elle utilisait alors de grands carnets) et les voyages personnels, où elle utilisait des carnets beaucoup plus petits.
Collages
Comme parfois, selon elle, la perfection n’arrive pas toujours du premier coup, elle utilise le collage pour rattraper toute erreur estimée, collant de simples feuilles, des pages de journaux locaux, des prospectus, des partitions de musique, des papiers trouvés sur le sol…
Soit elle dessine juste par-dessus l’élément collé, soit elle l’exploite pour en extraire des possibilités artistiques. Maîtrisant une grande diversité de techniques (aquarelle, fusain, encre, plume, peinture, pastel, crayon…) elle invente dans chacune de ses pages une version différente de l’art. Mais elle colle aussi des souvenirs : pièces de monnaie, feuilles d’arbre, titres de transport, éléments qui l’ont marquée durant ses voyages.
Cette exposition a été enrichissante, car nous avons découvert de nouvelles choses et de nouveaux paysages, racontés et dessinés par Marie Rabozzi durant plusieurs décennies. Nous avons voyagé sans même nous déplacer.